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| La vigne, au cœur des traditions balnéolaises |
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Après la conquête de la majeure partie de la Gaule et l'unification du peuple franc par Clovis, la dynastie des Mérovingiens cherche à se concilier l'Eglise en faisant preuve de libéralités à son égard. En contrepartie, celle-ci s'empresse de consacrer leurs conquêtes et leurs spoliations. Bagneux, qui jusqu'alors appartenait au domaine royal, est ainsi donné à l'évêque de Paris à la fin du Ve siècle ou au début du VIe.
A cette époque, Bagneux est en pleine transformation. Sur ses coteaux déboisés, on plante de la vigne et, rapidement, on s'aperçoit que la terre convient parfaitement à cette culture. Le vin de Bagneux devient célèbre. C'est en 829 que Bagneux apparaît pour la première fois dans un texte officiel. Au cours des siècles, le village se transforme grâce à deux activités : I'exploitation des carrières et le travail de la vigne. Durant sept siècles, des milliers de tonnes de pierres arrachées du sous-sol balnéolais alimentent les chantiers parisiens.
Comme les roues de carriers qui émaillaient encore le paysage au siècle dernier, les vignes ont disparu de l'horizon balnéolais. Seuls, des noms de rue témoignent de leur présence ancienne. En 1965, le père Moreau remplissait pour la dernière fois de raisins le pressoir de la rue Albert-Petit. La Fête des Vendanges, reprise depuis 1959 chaque automne, évoque la récolte du "jus divin" et les traditions bachiques.
Ville de très ancienne tradition vinicole, Bagneux, qui vit disparaître sa dernière vigne en 1965, renoua avec son passé en réintroduisant au "Clos des Brugnauts", de jeunes ceps en Sauvignon et Semillon. Le vin balnéolais, a été médaillé d’or en 1996 et 1997. Chaque année la récolte du raisin, en septembre, donne lieu à une grande fête populaire des vendanges. La production est en vin blanc.
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