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Histoire et patrimoine

Patrimoine

Bagneux est riche de son histoire et en témoigne à travers les différents bâtiments qui la jalonnent. Découvrez les principaux édifices remarquables de la ville.

L'église Saint-Hermeland

Place de la République

L'Eglise actuelle date du dernier quart du douzième siècle. Elle a été bâtie sur les restes d'un édifice antérieur construit en 1011. Remaniée au XIXe siècle, le bâtiment, classé Monument Historique, comporte toujours des éléments d’époque. C’est le cas, par exemple, de la partie intérieure du clocher (première moitié du XIIe siècle), du chœur et du portail occidental (vers 1180) ou encore de la nef (vers 1230-1240). C’est lors de la restauration de la façade en 1844, que furent mises à jour les sculptures du tympan, lequel date du XIIe siècle.

Vraisemblablement mutilées lors de la Révolution, elles avaient été recouvertes d’une couche de plâtre. Sous le sol de l’église dorment des générations de nobles et bourgeois balnéolais dont on retrouve les lieux d’inhumation tout au long des registres paroissiaux. Des dalles funéraires du XVIe siècle sont exposées contre les murs intérieurs de l’église.

"Ecce homo" est un tableau, exécuté au XVIIIe siècle est une copie fidèle de l'original peint par Lodovico Cigoli en 1607. Placé dans un cadre sculpté florentin du XVIIe, le tableau classé à l'inventaire des monuments historiques a fait l'objet d'une restauration complète. Il reprend donc sa place dans l'église paroissiale de Bagneux.

La maison Richelieu

4-6, rue Etienne Dolet

Le plus grand mystère règne sur l’origine de la maison, dite "Maison de Richelieu". L’ancienne demeure, reconstruite au début du XIXe siècle, aurait été bâtie au XVIIe siècle pour un certain Bénicourt, soi-disant espion du Cardinal de Richelieu, et aux frais de dernier. Malheureusement, aucun historien n’évoque cet homme dont Richelieu ne parle pas

Elle abrite aujourd'hui, la Maison de la musique et de la danse.       

Parc municipal de Richelieu

Partie de l’ancien parc de la propriété rachetée en 1946 par la municipalité, ce jardin ouvre depuis lors ses portes au public. On y trouve des arbres très anciens et une sculpture "Vénus et Cupidon" attribuée à Coysevox, ou à son école, largement mutilée lors de la guerre de 1870.

Maison des Arts                     

15, avenue Albert-Petit

L’ancienne propriété du vétérinaire Henri Drieux, datant du XIXème siècle, a été entièrement rénovée pour accueillir un nouvel espace artistique. Dans les anciennes écuries de la demeure bourgeoise se trouvent les ateliers municipaux de peinture et sculpture ; en face, le bâtiment principal, est de-venu une galerie d’exposition.

Mairie (ancienne)           

1, rue de la Mairie

Jusqu'en 1873, date à laquelle fut voté le principe de la construction d'un bâtiment, la Mairie se trouvait au domicile du maire ou dans une maison en location. La Mairie fut édifiée en 1875, rue Pavée (qui deviendra en 1898, rue de la Mairie) par l'architecte communal Jacques Paul Lequeux. Elle contient plusieurs tableaux datés du début du XXe siècle. L’arrière du bâtiment était jadis constitué par un square dans lequel se trouvaient les écoles.

Monument aux morts

Rue de la Mairie

Monument aux morts de la guerre de 1914-1918, réalisé par Paul Landowski en 1922. On y a ajouté par la suite la liste des déportés et morts de la guerre 1939-1945, ceux des guerres d'Algérie, d'Indochine et de Corée.

Fontaine-Gueffier                      

Rue de la Fontaine

Claude Pierre Gueffier, imprimeur-libraire à Paris, fut propriétaire à Bagneux d’une importante demeure dont il ne reste aujourd’hui que le parc Rosenberg. Il fit construire en 1767, au lieu-dit Les Tartes, la fontaine qui porte son nom, laquelle servit longtemps à alimenter le lavoir communal et constitua un point d’eau pour les habitants et les cultivateurs des alentours.           

Monument aux morts du Comte de Dampierre

Cimetière communal

Monument commémoratif érigé en 1874 en l'honneur du régiment des Mobiles de l'Aube et de leur commandant, le comte de Dampierre, morts au combat à Bagneux le 13 octobre 1870. Ce monument, construit sur les plans des architectes de Metz et Lalanne, sur l'ancienne place du Marché (actuellement place Dampierre), sera transféré au cimetière communal en 1937, lors du réaménagement de la place.   

Cadran solaire volumétrique (dit Gnomon)    

Situé jadis dans le parc de la maison dite de Richelieu, ce gnomon, dont les deux anneaux sont taillés dans un bloc de calcaire fin provenant des carrières de Bagneux, est antérieur à 1718, date à laquelle Piganiol de la Force l’évoque dans l’un de ses ouvrages. Henri Janin, membre de la Société Astronomique de France, réalisa en 1972 une étude très documentée du fonctionnement complexe de ce gnomon, qu’il déclara "unique au monde". Classé monument historique en 1938, ce cadran solaire a été restauré par le sculpteur Michel Bourbon et placé dans le hall de la médiathèque. Une copie à l’identique se trouve dans le jardin de la Maison des Arts.            

La Cité du Champs des oiseaux

Rue Jean Longuet - Square Lods

Réhabilité en 1984, le lotissement concerté du Champs des Oiseaux fut construit entre 1931 et 1935 par les architectes Eugène Baudoin et Marcel Lods. Etape importante du développement urbain de la ville de Bagneux, il constitue également l’un des premiers ensembles préfabriqués français.

Clos de Brugnauts           

Ville de très ancienne tradition vinicole, Bagneux, qui vit disparaître sa dernière vigne en 1965, renoua avec son passé en réintroduisant au "Clos des Brugnauts", de jeunes ceps en Sauvignon et Semillon. Le vin balnéolais, a été médaillé d’or en 1996 et 1997. Chaque année la récolte du raisin, en septembre, donne lieu à une grande fête populaire des vendanges. La production est en vin blanc.

Ancien Presbytère dit Maison Massena                   

10, place de la République

Situé près de l’église, cet ancien presbytère fut construit en 1760, aux frais de François de Chabannes de Rhodes, docteur en théologie et curé de Bagneux. Vendu comme bien national en 1793 au Maréchal Augereau, ce dernier le céda en 1808 au Maréchal Massena pour y loger une danseuse du nom d’Eugènie Renique. Le portrait de la jeune femme fait partie des peintures décoratives du boudoir, lequel est inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques. D'importants travaux d'agrandissement eurent lieu en 1862. En 1900, le nouveau propriétaire M. Girandier, maître carrier, modifia la façade sur jardin et y installa des vestiges provenant du château des Tuileries. Cette maison, aujourd'hui très restaurée est occupée par la communauté des Augustins.

Château dit maison des marronniers           

6, rue Pablo Neruda

Construite au XVIIIe siècle, cette maison, dont l’aile nord est en partie conservée, fut agrandie et restaurée vers 1880. Elle fut la propriété du comte Jacques Claude Beugnot, Ministre de la Marine, puis des Finances sous la Restauration, qui y écrivit ses Mémoires et y mourut en 1835.

 

 

Les carrières

Dès son origine, la construction de Paris nécessita l’exploitation du sous-sol de la capitale. Les premières carrières exploitées, à l’époque gallo-romaine, furent celles de la Montagne Sainte-Geneviève et de la vallée de la Bièvre. Mais l’extension progressive de Paris fit reculer les carrières qui envahirent la proche banlieue. D’après un procès-verbal, rédigé sur ordre de Colbert, il semble que les carrières de la banlieue Sud, dont celles de Bagneux, soient exploitées depuis le XIIIe siècle. Le rôle de la Taille de 1788 mentionnait 21 puits de carrières et deux carrières à ciel ouvert à Bagneux. Si, dès la fin du XIXe siècle, l'exploitation de la pierre a cédé la place à la culture des champignons, on continua néanmoins à extraire le plâtre. Par ailleurs, trois briqueteries employaient encore 200 ouvriers. L'importance de cette industrie valut à la commune le surnom de Briqueville. 

 

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